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Château de BEAUREGARD |
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Histoire du château : L'historique
du château remonte au XVI ème siècle : c'est à cette époque que
François DOULCET achète la terre de Beauregard pour y aménager un
rendez-vous de chasse dont il fait don, en, 1524 à son oncle le Bâtard
d'Orléans, fils du duc de Savoie et d'une Piémontaise. Au décès de
ce dernier lors de la bataille de Pavie, Beauregard revient à sa veuve,
puis, en 1545, elle est acquise pour 2000 écus d'or par le secrétaire
d'Etat de Henri II, Jean Du Thier, seigneur de Ménars, et ami et
protecteur de Joachim du Bellay et Ronsard. Jean
du Thier donna au château sa structure actuelle. Pour cela il dû
l'agrandir pendant des travaux qui durèrent de 1553 à 1559. Jean du
Thier fût aussi le secrétaire du connétable Anne de Montmorency et
contrôleur général des finances. En
1566, le château est repris par Florimond Robertet, petit-fils d'un
secrétaire des finances de Louis XII, pourvu de la charge de secrétaire
d'Etat par Catherine de Médicis à la mort de son prédécesseur. A sa
mort, le château revint à sa veuve, Jeanne d'Halvin, puis à Philippe
d'Angennes, le second époux de Jeanne. En
1617, le château appartient à Paul Ardier, ancien trésorier d’Henri
IV, qui se retira à Beauregard après avoir servi pendant cinquante ans
3 rois : Henri III, Henri IV et Louis XIII. Paul
Ardier reçoit notamment à Beauregard, Richelieu et sa compagnie de
mousquetaires tandis que Louis XIII s'arrête avec sa Cour à
Blois pour rendre visite à la reine mère, Marie de Médicis. C'est
Paul Ardier qui fait exécuter la très célèbre "Galerie des
Portraits" du château. L'œuvre sera en réalité exécutée sous
trois générations d'Ardier : d'abord Paul Ardier, puis son fils Paul
et sa petite-fille Marie, épouse de Gaspard de Fieubet. Louis XIV fit
ériger la terre de Beauregard en Vicomté pour Paul Ardier fils. Quand Paul Ardier fils
mourut en 1672, Beauregard revint à sa fille Marie. À sa mort, Gaspard
de Fieubet entra dans les ordres et fit don de Beauregard à son fils,
Paul de Fieubert à l'occasion de son mariage avec Angélique de Fouzcy.
De cette union naquirent deux fils, l'aîné hérita de Beauregard à la
mort de Paul en 1718. Ce dernier transmit le château à Arnaud
Pierre qui n'eut qu'une fille qui épousa le marquis de Gaucourt en
1752. Leur fils entreprit d'audacieux travaux de restauration et fit exécuter
le beau parc à l'anglaise. Beauregard revint ensuite à sa fille unique
qui épousa le vicomte de Jumilhac. Ce dernier, lieutenant général
des armées du roi et grand officier de la Légion d'honneur, s'occupa
plus de la terre que du château lui-même. Il tenta, sans succès, la
culture de la betterave sucrière. Il dut ainsi revendre le château
à la comtesse de Sainte-Aldegonde. Sa fille Marie-Valentine de
Sainte-Aldegonde, princesse de Courlande épousa en 1839, Alexandre de
Talleyrand Périgord, duc de Dino. Cette dernière rajouta une nouvelle
galerie (la galerie sud) à la galerie primitive (la galerie nord) et
fit édifier une chapelle néo-gothique aujourd'hui disparue. Le
château fut ensuite acquis par le comte de Cholet en 1850, puis par
Louis Thillier en 1912 qui commença des travaux de restauration. Il
revendit le château en 1925 à M. et Mme de Gosselin, grands-parents
des propriétaires actuels : le comte et la comtesse Alain du Cheyron du
Pavillon. La galerie des illustres : Cette
pièce, de 26 mètres de long et 6 mètres de large est entièrement pavée
de carreaux en faïence de Delft du XVIIe siècle, comporte 327
portraits. Elle n'a pas été modifiée depuis le XVIIe siècle, date à
laquelle elle fut commandée par l'ancien ministre d'Henri IV : Paul
Ardier. Seules les couronnes des lambris ont été effacées à la Révolution
et reconstituées par la suite. Cette
galerie est faite de groupes de portraits des personnages illustres du règne
de Philippe VI de Valois à Louis XIII (1328 à 1643). Ces
personnages sont pour l'essentiel des rois, des reines, des princes, des
princesses et des hommes célèbres français ou étrangers. Ces
327 portraits sont des copies d'originaux exécutées par des peintres célèbres.
Beaucoup des toiles originales ont disparu à ce jour. Louis-Philippe
fit recopier un certain nombre des portraits de Beauregard pour aménager
le "Musée des Gloires de France" à Versailles. Chaque groupe de portrait
est associé à une devise et la représentation d'une allégorie : Philippe
VI : Ultorem ulciscitur ultor -
A vengeance vengeance Jean
II le Bon : Monstrant regibus astra viam
- Aux rois les astres pour guide Charles
V : Recte et fortiter -
Droiture et bienveillance Charles
VI : Utcunque - Quoi qu'il
arrive Charles
VII : Mi nutrisco - Je m'en
nourris ( de flammes) Louis
XI : Immensi tremor oceani -
Effroi de l'immense océan Charles
VIII : Hoc me Cesar dunavit -
C'est un présent de César Louis
XII : Cominus et eminus - de prés
et de loin (devise de l'ordre du porc-épic) François
Ier : Nutrisco et extinguo - je
nourris et j'éteins Henri
II : Cum plena est fit aemula solis - pleine (la lune), elle devient la rivale du soleil. ou
: Donec totum impleat orbem - jusqu'à ce qu'il remplisse l'orbe tout entier (la
gloire du roi irait en croissant jusqu'à ce qu'elle remplisse le monde) François
II : Unus non sufficit orbis -
à l'étroit dans un monde, il en désire un autre Charles
IX : Pietate et justitia - par
la piété et la justesse Henri
III : Manet ultima caelo - au
ciel m'attend la dernière (couronne) Henri
IV : Duo protegit unus - une
seule en défend deux Louis
XIII : Erit haec quoque cognita monstris - celle-ci (une massue) sera aussi connue des monstres
Claudo sed ut reseram - je le ferme (le port de La Rochelle), mais pour le rouvrir Le cabinet des grelots : Ce cabinet de travail a été
commandé par Jean du Thier à Scibec de Carpi, un ébéniste
italien qui travailla aussi à Fontainebleau pour Henri II et à Anet
pour Diane de Poitiers. Cette pièce tient son nom des armes du
propriétaire : 3 grelots d'or sur fond d'azur qui servent de motif de décoration.
Dans cette pièce, on voit des panneaux de tableaux représentant les
différentes occupations de l'homme : la musique, la paix, la
chasse, le jeu, la sculpture, l'orfèvrerie, la lecture, la guerre et la
peinture. La cuisine : La cuisine du château a été
utilisée depuis sa construction jusqu'en 1969. Cette cuisine comporte
deux cheminées équipées de barres de fer pour retenir les bûches. La
plus grande des deux comporte aussi un tournebroche qui est encore en état
de marche. |
Gravure ancienne de la façade nord du château
Le château de Beauregard
Galerie de portraits Panneau 8 de la galerie - Règne de François II et Charles IX
Panneau 12 - Règne de Louis XIII
Cuisine du château
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