L'abbaye de Fontevraud

Histoire de L'abbaye :

L'histoire de l'abbaye débute en 1101, année de la première Croisade et de la prise de Jérusalem.

L'abbaye est fondée par un ermite breton, Robert d'Arbrissel à qui le pape Urbain demande de prêcher la croisade en Anjou. Il devient prédicateur itinérant et sillonne, à ce titre, tout l'Ouest de la France. Le charisme de cet homme attire des centaines de personnes qui décident de le rejoindre à Fontevraud pour y créer une communauté religieuse. Fontevraud n'est alors qu'une forêt et postulants et postulantes s'abritent provisoirement dans des huttes et des grottes. Grâce à la générosité des comtes d'Anjou, Robert d'Arbrissel va commencer la construction de deux couvents : le Grand Moûtier (ou couvent Sainte-Marie) pour les religieuses, et le couvent Saint-Jean pour les moines. Robert d'Arbrissel dédie sa fondation à le Vierge Marie dont il veut perpétuer la maternité spirituelle. C'est pourquoi ce sont toujours des abbesses qui régiront l'abbaye et religieuses et moines lui devront tous obéissance et respect filial.

La seconde originalité de l'abbaye réside en la présence de autres couvents : celui de Saint-Lazare pour les lépreux et celui de Sainte-Madeleine pour les prostituées repenties qui deviennent membres de la communauté à part entière. Robert d'Arbrissel voulait en effet suivre l'exemple de Dieu et exercer sa bonté envers les plus misérables et les plus méprisés.

La première des abbesses sera Pétronille de Chemillé. Par la suite, les abbesses seront élues par la communauté jusqu'au XVIIème siècle où l'abbesse sera choisie parmi celles qui ont l'agrément du roi. L'abbesse ne dépendra que du Papa et du roi de France. Les moines sont commandés par un prieur, sous le contrôle de l'abbesse.

Au XIIème siècle, l'ordre comptait 300 contemplatives et 5000 religieux nommés les Fontevristes. Au XVIIème siècle, il y avait encore 230 religieuses et une cinquantaine de moines. En 1792, il ne restait plus que 120 religieuses et 39 moines.

 Les 36 abbesses qui ont dirigé l'abbaye ont toutes appartenu au milieu aristocratique. Parmi elles, on trouve 14 princesses dont 5 de la famille des Bourbons.

 

 

Parmi les abbesses les plus connues, il y eut :

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Mathilde d'Anjou, tante du roi d'Angleterre Henri II Plantagenêt

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Marie de Champagne et Alice de Champagne, petite-fille de Louis VII.

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Aliènor de Bretagne, petite-fille du roi Henri III d'Angleterre,

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Isabeau de Valois, arrière-petite-fille de Saint-Louis,

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Blanche d'Harcourt, cousine germaine de Charles VI,

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Marie de Bretagne, cousine de Louis XII,

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Anne d'Orléans, soeur de Louis XII,

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Renée de Bourbon,

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Louise de Bourbon, dont la soeur Antoinette, duchesse de Guise, était l'aïeule de Marie-Stuart,

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Eléonore de Bourbon, tante du roi Henri IV,

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Jeanne-Baptiste de Bourbon, fille de Henri IV et de Charlotte des Essarts,

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Louise de Bourbon-Lavedan,

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Gabrielle de Rochechouart-Mortemart, soeur de la marquise de Montespan

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Louise-Françoise de Rochechouart-Mortemart, nièce de Gabrielle  de R-M, etc ...

Louis-Françoise de Rochechouart et Louise-Claire de Montmorin eurent à leur charge l'éducation des quatres filles cadettes de Louis XV à Fontevraud.

Sur 36 abbesses, 34 reposent dans la crypte de l'église abbatiale.

L'abbaye, dont la construction débuta en 1104, fut achevée en 1150. Elle fut consacrée à la Vierge Marie par le pape Callixte II. Ce sont les rois d'Angleterre qui, en qualité de comtes d'Anjou, ont fait la fortune de l'abbaye. Henri II Plantagenêt qui devint roi d'Angleterre en 1154, et dont une des tantes, Mathilde d'Anjou, était abbesse, désigna l'église abbatiale Sainte-Marie de Fontevraud pour lieu d'inhumation en 1189. Eléonore d'Aquitaine qui épousa Henri II après avoir été répudiée par Louis VII, se retira au couvent de la Madeleine à la mortt de son époux. Elle y mourra, quinze ans plus tard et y sera ensevelie prés de son mari. Richard Coeur de Lion, leur fils, tué à Châlus en avril 1199, ordonna que son corps sont transporté en l'abbaye, prés de son père.

Sous le transept de l'église abbatiale se trouve le cimetière des Rois qui conserve le corps de 8 princes et princesses d'Angleterre mais aussi des urnes avec le coeur notamment de Jean sans Terre et de sa troisième épouse Isabelle d'Angoulême ainsi que celui de son fils, Henri III mort en 1272. Cette crypte a été comblée à la Révolution.

dans l'église abbatiale subsiste encore 4 gisants à l'effigie d'Henri II d'Angleterre, d'Eléonore d'Aquitaine, de Richard Coeur de Lion et d'Isabelle d'Angoulême. Il existait 6 gisants à l'origine, mais 2 d'entre eux furent détruits : celui de Jeanne d'Angleterre, soeur de Richard, et celui du fils de Jeanne, Raymond VII, comte de Toulouse. Ces gisants ont été détruits à la Révolution. 

La Révolution a mis un terme à la vie couventuelle de l'abbaye. A cette même époque, l'abbaye fut pillée, ravagée et partiellement incendiée.

En 1804, Napoléon transforma l'abbaye en lieu d'incarcération pour les détenus de droit commun lui évitant ainsi d'être complètement détruite. Ce n'est qu'en 1963 que l'abbaye est rendue au publique et devient un lieu touristique.

L'abbaye de Fontevraud

Coeur de l'église et ses gisants

 

Cuisine de l'abbaye dite "Tour d'Evraud"

 

Mesdames Louise, Sophie et Victoire

 

 

Gisants de Henri II Plantagenêt et Eléonore d'Aquitaine

 

Gisants de Richard Coeur de Lion et d'Isabelle d'Angoulême

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